.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
_______________________________________________________________
..
.
Robe en éponge, absorbe la fange et rampe mon ange.
Fleurs fanées dans les cheveux, un grain de beauté gratté au creux du nombril, Guem dort.
Le liquide coule sur sa langue, renouvelé, sucré, paisible souffle surveillé, il est là...
du même sang qu'elle, pourtant...
il a des ailes, il me cache, me surpasse et m'empêche de la voir.
Pourquoi l'as-tu choisi, lui, si beau, éternel, ton frère.
Guem.
Pardonne moi.
Dans ton sommeil statufié, cries chérie !
il te touche, mange ta peau... tu fonds, glisse, bouche ouverte, si petite bouche que tu as, si douce... ouverte.
Douce.
Ouverte.
Non.
Ne pardonne pas.
Ton jouet est mort, serré contre ton corps, et les gouttes sulfureuses de la reproductrice coulent le long de tes cuisses, elles brulent, creusent tes pores.
Mal...
j'ai si mal !
je t'en pris, grand frère, si beau, éternel, sors moi de là, sors moi d'elle !!
toi qui n'est nulle part, apparaissant parfois lorsque je suis assez folle pour croire que tu es un autre que moi !
guem...
tu écrases dans tes petits doigts les morceaux de mousse, restes, crevures, un ½il noir qui pend au bout d'un fil, pourriture !
et les formes qui se défilent !
tes petits doigts semblent atrophiés, enfant, reproductions miniatures, bouts de chaire avides. Tu te lèves, tu souris.
Tu es là...
tu es là !!!
toujours là !!!
pourquoi ?!!
tu es là et tu fixe, tes yeux réfléchissent sans voir, immenses gouffres brillants où les couleurs dansent!
Si tes paupières sont pleines, la peinture se déverse sur tes joues et disparaît dans les alvéoles de ton cou...
aspire.
Aspire ce qui tombe.
Absorbe la fange et rampe mon ange.
Deux sangsues roses, tes lèvres, qui sucent et recrachent, non !
horrible, horrible !
prisonnière, mourir, d'ici jamais sortir.
Guem.
Ton ventre grossit, s'étire, il gonfle ! tu respires enfant.
Ne pleure pas.
Non, pas ça, ne hurle pas.
Ce n'est que l'air qui rentre, rien d'autre ne sortira de ton corps. Je te le promets... je te le promets !! je te promets que je l'empêcherai, les débris vivants accrochés à tes muqueuses ne sortiront pas !
non !
relève toi guem ! resserre tes jambes, ne pleure pas... ne pleure pas. Un bout d'être, mort, écrasé, extirpé de ton corps difforme, jeune, sacrifié. Et ta peau si douce... ouverte.
Et douce.
Fixe, guem.
Les étoiles accrochées à ton crâne par ce fil de fer rouillé.
Dévore dévore dévore !
tu as lâché ton jouet maintenant.
J'en crève.
Mon cri m'étire la mâchoire et ma langue est sèche, je ne peux plus bouger, aspirer, mes orbites se vident. Ils coulent à l'intérieur.
Non, ne pardonne pas.
Ce corps sur l'autel, murmura-t-elle... ce corps sur l'autel, c'était moi.
.Fleurs fanées dans les cheveux, un grain de beauté gratté au creux du nombril, Guem dort.
Le liquide coule sur sa langue, renouvelé, sucré, paisible souffle surveillé, il est là...
du même sang qu'elle, pourtant...
il a des ailes, il me cache, me surpasse et m'empêche de la voir.
Pourquoi l'as-tu choisi, lui, si beau, éternel, ton frère.
Guem.
Pardonne moi.
Dans ton sommeil statufié, cries chérie !
il te touche, mange ta peau... tu fonds, glisse, bouche ouverte, si petite bouche que tu as, si douce... ouverte.
Douce.
Ouverte.
Non.
Ne pardonne pas.
Ton jouet est mort, serré contre ton corps, et les gouttes sulfureuses de la reproductrice coulent le long de tes cuisses, elles brulent, creusent tes pores.
Mal...
j'ai si mal !
je t'en pris, grand frère, si beau, éternel, sors moi de là, sors moi d'elle !!
toi qui n'est nulle part, apparaissant parfois lorsque je suis assez folle pour croire que tu es un autre que moi !
guem...
tu écrases dans tes petits doigts les morceaux de mousse, restes, crevures, un ½il noir qui pend au bout d'un fil, pourriture !
et les formes qui se défilent !
tes petits doigts semblent atrophiés, enfant, reproductions miniatures, bouts de chaire avides. Tu te lèves, tu souris.
Tu es là...
tu es là !!!
toujours là !!!
pourquoi ?!!
tu es là et tu fixe, tes yeux réfléchissent sans voir, immenses gouffres brillants où les couleurs dansent!
Si tes paupières sont pleines, la peinture se déverse sur tes joues et disparaît dans les alvéoles de ton cou...
aspire.
Aspire ce qui tombe.
Absorbe la fange et rampe mon ange.
Deux sangsues roses, tes lèvres, qui sucent et recrachent, non !
horrible, horrible !
prisonnière, mourir, d'ici jamais sortir.
Guem.
Ton ventre grossit, s'étire, il gonfle ! tu respires enfant.
Ne pleure pas.
Non, pas ça, ne hurle pas.
Ce n'est que l'air qui rentre, rien d'autre ne sortira de ton corps. Je te le promets... je te le promets !! je te promets que je l'empêcherai, les débris vivants accrochés à tes muqueuses ne sortiront pas !
non !
relève toi guem ! resserre tes jambes, ne pleure pas... ne pleure pas. Un bout d'être, mort, écrasé, extirpé de ton corps difforme, jeune, sacrifié. Et ta peau si douce... ouverte.
Et douce.
Fixe, guem.
Les étoiles accrochées à ton crâne par ce fil de fer rouillé.
Dévore dévore dévore !
tu as lâché ton jouet maintenant.
J'en crève.
Mon cri m'étire la mâchoire et ma langue est sèche, je ne peux plus bouger, aspirer, mes orbites se vident. Ils coulent à l'intérieur.
Non, ne pardonne pas.
Ce corps sur l'autel, murmura-t-elle... ce corps sur l'autel, c'était moi.
.
.
_______________________________________________________________
..
.
.
_______________________________________________________________
[ (paroles de mad') ]
..
.
.




